Un titre à la fin.

A cet homme que j’ai aimé dans le silence ses yeux me parlaient mais ses lèvres ne remuaient.
De la période de l’enfance à l’adolescence, je grandissais en m’affublant d’un sentiment de culpabilité.
J’assistais et souffrais de ce mal qui l’envahissait la seule fois ou je l’ai secoué… Je me le suis reprochée.
Très tôt, j’ai quitté le nid et le temps a passé. J’ai construit ma vie je me rappelle comme tu étais fier dans ton beau costume gris avec ton petit nœud papillon, je serrais ton bras jusqu’au moment où tu m’as laissée dire OUI.
Devenu grand-père ce rôle tu le vivais mais ne l’exprimais.
Mon regard de femme a posé les yeux sur toi sans vouloir te juger en me demandant qu’avais-je fait ?

Tu n’étais pas de la génération où la dépression portait le nom de Maladie ?!
Les années ont passé, tu n’avais plus d’activité muré dans ton silence, tu t’éloignais et tu oubliais ce qui existait.
Fatigué, le visage marqué par cette dure vie de labeur, du matin au soir assis dans ce canapé, tu n’en bougeais qu’avec trop de mal pour t’en relever.
Et puis un jour la maladie est venue tu n’avais pas la force de lutter car le processus de vieillissement était lancé.
De ton canapé, tu es passé au lit médicalisé, tu ne sortais qu’en compagnie des ambulanciers.
Les séjours à l’hôpital devenaient plus réguliers, jusqu’au jour où tu es parti dans cette maison de fin de vie.

Assise près de toi, je te tenais la main devenue si douce et ne cessais de te regarder, mais ce regard que j’aurais voulu tant accaparer était déjà parti.

Un soulagement de tes souffrances, mais la mienne était celle de n’avoir pu m’entendre te dire PAPA je t’aime.

Aujourd’hui, tu t’en es allé et tu nous as rassemblés.

A mon PAPOUNET


Ce contenu a été publié dans Les Coms d'@nnick. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

7 réponses à Un titre à la fin.

  1. femmepsy dit :

    Je me souviens de ton adorable papounet !
    Je le voyais chaque matin en sortant de chez moi pour aller travailler. Toujours le sourire, toujours une petite blague.
    Une ‘GUEULE’ que la rue Lecourbe n’oubliera jamais.
    Un GRAND petit bonhomme.
    Une pensée pour lui

  2. khéops dit :

    Une gueule de ce quartier que j’avai remarqué alors que jeune joueur au RCF j’habitais rue cambronne et tot le matin ou tard le soir,cumulant travail ,etudes et sports, je courais et parcourais le quartier en tout sens. Puis nous nous sommes connus et je portais un peu plus attention à la famille. pour moi, le père , c’est la chanson de guichard, tellemnent proche de nos pères.
    Balzac est de nouveau à la mode, notre vision et approche du père quand à est elle indémodable.Le sujet est : le père est il à la mode ?

  3. letriathlete dit :

    sisi tata quicouyou c est hugo c beau comment t ecrit surtout sur pepe.
    bizou

  4. serenis dit :

    CE TEXTE EST EMOUVANT, plein de tendresse
    bises
    frédérique

  5. Morgane dit :

    Je suis sure que pépé serait fier de voir comment sa fille écrit sur lui.Une pensée pour mon petit pépé que j’aime.

  6. Caro dit :

    On croit connaitre les personnes qui nous entourent et bien non.
    Moi j’ai été énormément touchée par ce que je viens de lire et j’en ai eu la gorge nouée parce qu’il est vrai que dire je t’aime à son papa (ou à sa maman) est tellement difficile pour une génération qui a été élevée sans qu’on se disent qu’on s’aiment et pourtant…

  7. delphine dit :

    Texte trés touchant

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.