Archives quotidiennes :

Il suffira d’une légère bise pour te mettre à nu
Tourbillonnant tu te poses délicatement au gré du vent
A l’encre de mes mots je laisse couler la sève

Qu’elle soit végétale ou de papier
D’un phloème je véhicule ce poème
A l’automne tu te colles sous mes pieds
À la rentrée petits écoliers te trouvent blanche aux traits tirés.
En bloc, spiral, ou effeuillées, la bille glisse les premières notes de l’alphabet.
D’un chant syllabique doux et harmonieux voyelles et consonnes en attachées forment une ronde.
Elles tombent de l’arbre comme elles peuvent se cacher sous l’armoire.
Détachées, arrachées, mes yeux étincèlent, quand elles montent au ciel.
Perforées, tu te sens pousser des ailes, « Projet », »Mémoire », »Thèse » pas de malaise !!!!
C’est la majorité
C’est toi qui en fais les frais.

Froissées pliées déchirées brûlées une façon de t’exprimer quand ton cœur saigne.
Les larmes coulent un e dans l’o se noie, sous la brume, tu jettes l’encre afin d’amarrer.
Reliées, n’en faire qu’un livre celles que tu as aimées et celles que tu as bannies par le passé.
Arrose ton jardin secret enivre toi du parfum de la vie.